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La sécurité alimentaire

Emballage pour poisson et fruits de mer

Dans la chaîne de commercialisation du poisson frais en Europe, du bateau à la boutique, des systèmes communs et des conteneurs représentatifs pour la manutention et le transport sont fabriqués à partir de bois (peuplier et de pin), plastique (par exemple HDPE) ou en polystyrène expansé.

Les emballages en bois présentent de nombreux avantages commerciaux, sanitaires et environnementaux.

Pour des raisons de caractéristiques d'hygiène et matériels, les emballages en bois et polystyrène expansé sont considérés comme à usage unique, ceux en plastique sont considérés réutilisables, mais ils doivent être désinfectés après chaque circuit.

En Novembre 2014, l'équipe de recherche du Dr José Juan Rodríguez Jerez, expert de l'analyse microbiologique des surfaces et de l'évaluation des biofilms et professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université Autonome de Barcelone, a conclu une évaluation comparative du comportement microbiologique des récipients pour le poisson frais sur le marché, offrant les conclusions suivantes:

  • Le bois a des propriétés antimicrobiennes.
  • Le conteneur en bois est celui avec moins de contamination après contact avec le poisson.
  • Les matériaux étudiés n’affectent pas la qualité ou la sécurité du poisson, à condition qu'on les utilise qu’une fois.
  • Aucune implication non hygiénique du bois par rapport aux matières plastiques étudiées.

 

      

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Des recherches récentes en France coïncident.

Le consortium de recherche "EMABOIS" dirigé par les chercheurs Aviat et Federighi, a conduit en 2015 à plusieurs thèses de doctorat et d'articles scientifiques avec des conclusions en ligne avec le travail effectué par José Juan Rodríguez Jerez de l’Université Autonome de Barcelone.

Les résultats de ce projet, composé par diverses autorités de la recherche française comme : Actalia, ESB, ESI Reims, FCBA et ONIRIS, qui ont aussi validé des méthodes et des protocoles spécifiques d’analyse microbiologique et chimique du bois, confirment l'innocuité microbiologique et l'hygiène des surfaces en bois, en particulier dans l'étude en contact avec des produits frais tels que les fruits, les légumes, le poisson et les produits laitiers.

Surtout, ce projet promu par le secteur français de l'emballage et des palettes de bois avec le soutien de GROW international, montre encore une fois, comme d'autres recherches au cours des dernières années, l'effet antimicrobien supérieure de bois par inhibition physique dans divers scénarios, dans l’épicea, le pin et le peuplier, concluant que sa porosité est un avantage à cet égard contre les matières considérées comme «lisse».

Plus d'informations sur l'effet antimicrobien.

En outre, il conclut que l'éventuelle migration de molécules de bois naturel, en particulier les composés organiques volatils, est sans danger pour le consommateur. En fait, l'étude identifie des substances inoffensives dans le cadre juridique international et la littérature scientifique, qui sont encore utilisés dans les aliments, l'industrie pharmaceutique et cosmétique comme épaississants, aromatisants ou des colorants naturels.

Plus d'informations sur la migration. 

 

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Les bonnes pratiques

Conformément au règlement (CE) n ° 2023/2006 de la Commission du 22 décembre 2006 sur les bonnes pratiques de fabrication des matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires, le guide décrit le système de Bonnes Pratiques de Fabrication et d'Hygiène (nommé par la suite BPFH) applicable sur une base volontaire dans les secteurs représentés dans FEDEMCO.

Les BPFH citent toutes les formes d’assurance de qualité et d'hygiène qui garantissent que les matériaux et objets sont produits, contrôlés et distribués pour s'assurer du respect de la réglementation en vigueur et avec les normes  de qualité et d'hygiène appropriés pour l'usage prévu. Cela signifie  qu’ils ne mettent pas en danger la santé humaine ou entraînent une modification inacceptable de la composition des denrées alimentaires ou une détérioration de leurs caractéristiques organoleptiques, répondant aux exigences des personnes chargées du conditionnement, des distributeurs, des consommateurs et de l’administration.

Ce guide comprend des règles générales sur les BPFH  à partir des systèmes d'assurance et contrôle de la qualité et de l’hygiène et de sa documentation, ainsi que des normes spécifiques adaptées à l'industrie représentée par FEDEMCO.

Il est important de noter que ce document répertorie l'ensemble des critères considérés comme une bonne pratique pour un ensemble hétérogène des  profils de l'industrie au sein de la chaîne des valeurs représentées par FEDEMCO. Pour cela, nous n’estimons pas l'importance relative de chacun d’eux pour faire une estimation globale conforme à chaque type d'industrie.

Cependant, le guide peut inspirer ou évoluer vers un système d'attestation de conformité s’il établi une classification simple des critères selon les profils, par exemple : obligatoires, recommandées ou indicatifs.

En outre, il est ouvert à son évolution selon les avancées techniques, scientifiques et d’organisations qui ont lieu dans le secteur, industries, matériaux, procédés, etc. et ne vise pas à remplacer tous règlements ou législations qui soient  directement exigibles aux industries, si ce n'est qu’apporter une valeur ajoutée aux pratiques du secteur.

« FEDEMCO-GMP », certification de bonnes pratiques dans les emballages et les composants d'emballages en bois.

FEDEMCO lance le système de « FEDEMCO-GMP », qui permet de certifier les bonnes pratiques de fabrication et d’hygiène à ses sociétés affiliées. Le système est le fruit d'une collaboration de FEDEMCO avec le BUREAU VERITAS et a été développé à partir du « Guide de Bonnes Pratiques de Fabrication et d'Hygiène de FEDEMCO ».

L’objectif du système « FEDEMCO-GMP » est d'évaluer et de qualifier la performance sur la gestion de la sécurité alimentaire pour les fabricants d'emballage en bois et ses composants, en contact avec des denrées alimentaires, conformément aux exigences du Guide.

Pour ce faire, FEDEMCO a signé un accord de collaboration avec le BUREAU VERITAS, comme organisme de certification de référence du système, constituant le Comité de Certification, qui assurera la bonne application des procédures et du fonctionnement du régime. Le système « FEDEMCO-GMP » est conforme à ce que les entreprises puissent également être auditées par d'autres organismes de certification, pourvu qu'elles respectent les exigences de qualification et d'autorisation fixées au Règlement Général.

Ainsi, les entreprises, une fois auditées et après la décision de certification par ledit Comité, peuvent continuer à offrir la conformité alimentaire à leurs clients, mais à présent avec la garantie d'une tierce partie externe.

Aliments

Bois en contact avec les aliments

Quels sont les aliments emballés dans le bois ?

Les  conditionnements et emballages en bois sont utilisés pour emballer, transporter, maintenir, conserver, présenter et apporter une valeur ajoutée principalement aux produits et secteurs alimentaires suivants:

  • Fruits et légumes.
  • Poissons et fruits de mer.
  • Vins et liqueurs.
  • Huiles.
  • Fromages et produits laitiers.
  • Viandes et charcuterie
  • Pains et gâteaux.
  • Fruits secs.
 

Tradition

Le bois en contact avec les aliments

Tradition contre les préjugés

Le bois a été utilisé traditionnellement depuis des siècles dans la préparation, l’emballage, le stockage et le transport des aliments. Comme le bois est un matériau absorbant et poreux, ses propriétés d'hygiène sont remises en question. On dit aussi qu'il est plus difficile à nettoyer et à désinfecter que d'autres matériaux.

Le bois en contact avec les aliments est non seulement utilisé traditionnellement en  emballage jetable ou réutilisable, mais aussi en planches à découper et plans de travail, ustensiles et vaisselle, brochettes, cure-dents, palettes pour glaces, tonneaux de vin, etc., etc.. Si nous nous fions de tous ces produits, pourquoi ne pas le faire pour les emballages?

Comme tout autre matériel d'emballage, le bois est un matériau naturel complexe et donc susceptible d'interagir avec la nourriture. Pourtant il n’a eu aucun problème significatif dans toute son histoire.

Parfois le bois est perçu comme un matériau moins apte pour des emballages d’un seul usage, par rapport à des matériaux lisses, bien qu'il existe des études comparatives qui disent le contraire. Ou il est même considéré que les emballages réutilisables ont un nettoyage plus difficile alors qu’il a été prouvé qu'il existe des protocoles très efficaces en matière de désinfection.

Les résultats des projets I + D, montrent, cependant, que le bois possède des bonnes propriétés hygiéniques. Une bonne qualité de fabrication, des bonnes pratiques dans la gestion et les traitements d'assainissement appropriés convertissent sans aucun doute le bois comme un matériau approprié pour la plupart des applications de l'industrie alimentaire.

Cependant, il n'y a aucun matériau parfait répondant à toutes les situations. Il est donc important de connaître ses qualités intrinsèques et la conformité selon l'utilisation et l'alimentation prévue: le type d'aliment, la surface et le temps de contact, les conditions d'utilisation (température, humidité), etc.

Bois

Bois en contact avec les aliments

Toutes les espèces de bois sont aptes ?

Étant donné qu’en Espagne il n’y a aucune référence, la législation française, pays possédant  une grande tradition alimentaire de qualité, compte avec  un règlement de 1945, mis à jour en 1980, qui comprend une liste positive des espèces de bois aptes pour le contact  alimentaire. Il s’agit pour la plupart de bois durs (pas de résineux), sauf le pin, car étant donné qu’est largement utilisé sans occasionner de risque, il a été également inclus.

Les bois aptes pour le contact de toutes sortes d'aliments sont les suivants: bouleau, sapin, sapin Douglas, acacia, peuplier, aulne, tremble (peuplier tremble), charme (petit bouleau), châtaignier, frêne, olivier, pin maritime, pin sylvestre, bananier (sycomore) et chêne.

Il y a un manque de référence dans l'autorisation des bois tropicaux et résineux. Cependant, les bois résineux, dûment séchés, sont utilisés depuis des années sans problèmes sanitaires. Par exemple, dans les boîtes-palettes  de fruits et légumes ou dans les tables de vieillissement de fromage.

Dans les pays nordiques le pin et le sapin sont traditionnellement utilisés, en contact avec le poisson, la viande et les produits laitiers, et la majorité des palettes pour glaces  en hêtre que nous avons utilisées ont été produites au Danemark.

Les États-Unis fabriquent des ustensiles en bois pour la cuisine ; ils sont en bois de coco, cerisier, acajou, peuplier, noyer, teck, érable, chêne, mûrier, poirier, orme, pommier, if, etc., etc.. Et aussi des tables à découper en frêne, balsa, tilleul, hêtre, bouleau, noyer,  érable, etc., etc.

Le bois de sapin, saule, hêtre ou bouleau avec le tilleul et l'aulne, en bon état, est considéré apte même pour les aliments gras. Dans ce cas l'utilisation de bois sec est importante car l'humidité pourrait favoriser la migration de composés volatils.

Études

Bois en contact avec les aliments

Références internationales

Il existe en France, pays modèle pour son développement et réputé pour ses traditions alimentaires, dans la période comprise entre 1974 et 1994,  de nombreuses références qui, à part régulariser le bois pour les fruits et les légumes, permettent leur contact direct avec: les plats préparés, les produits de la pêche et les produits laitiers, ainsi que des contacts indirects avec : les produits à base de viande en saumure, salaisons, produits fumés ou affinés et dans les éléments de manutention et de stockage en entrepôt frigorifique.

Aux États-Unis, dans un guide non contraignant de la Food and Drug Administration (FDA)  l'adéquation du bois est mentionnée pour les planches à découper, les ustensiles de cuisine, de ménage et de four, les emballages pour fruits, légumes, fruits secs etc.

L’Hygiène, soutenue par des études scientifiques

Comme c'est le cas aujourd'hui avec la plupart des matériaux, il y a un déficit substantiel de la législation et des méthodes de caractérisation des matériaux en contact avec les aliments, si on le compare avec le plastique. Cela est principalement  une conséquence de l’innocuité du bois et des priorités en sécurité alimentaire de l'Union Européenne.

Cependant, il y a beaucoup d'études sur les propriétés hygiéniques du bois,  confirmant que le bois est aussi bon que d’autres matériaux pour l’utilisation en industrie alimentaire,  aussi bien dans les ustensiles comme dans les palettes, les emballages ou les conditionnements.

Différentes caractérisations du bois des planches à découper, plans de travail, palettes etc. distinguent leur effet bactéricide par « inhibition physique », bien que les experts estiment nécessaire une meilleure harmonisation des méthodologies utilisées.

Selon la compilation des études scientifiques sur le bois de Schönwalder (2002) et Milling (2005) il apparait que la tendance négative en ce qui concerne les qualités du bois en contact avec des denrées alimentaires est inversée dans les années 1990, lorsqu'il y a une croissance sur les recherches favorables au bois, à partir du progrès des techniques d'évaluation et une meilleure compréhension des phénomènes se rapportant au contact des matériaux alimentaires.

Les Risques Chimiques

Bois en contact avec les aliments

Naturel et sans produits chimiques

Le bois en contact avec les aliments est réglementé de manière à ce qu'il ne soit pas traité avec des produits chimiques pour sa conservation ou  traitement phytosanitaire. Souvent, dans sa fabrication, il a subi uniquement un processus final de séchage (réduction de son taux d'humidité inférieur à 20%).

Il y a une nette différence entre le niveau du contenu de certains composés naturels du bois ou de ses traces, et le niveau de ce qui pourrait être la conséquence d’un traitement ou d’une contamination.

En revanche, dans un conditionnement et emballage en bois l’utilisation de revêtements naturels autorisés n’est pas habituel,  comme cela arrive parfois avec pour les ustensiles de ménage et de cuisine, pour améliorer leurs propriétés (solvants, cires et huiles).

Migration

Il y a t-il des risque de migration ?

Bien que les propriétés et l'échange des composants du bois avec les aliments peuvent être même souhaitables, comme matière active, par exemple dans la production d'aliments tels que le vin, les fromages, etc., le bois, pour être conforme à la loi en vigueur ne doit pas céder aux aliments composés en une quantité susceptible de présenter un risque pour la santé humaine ou de modifier la composition ou le goût des aliments.

Dans tous les matériaux, des substances doivent être identifiées avec le risque de  migration, établir des limites acceptables et recourir à une méthode qui analyse scientifiquement le processus basé sur des simulateurs d'aliments convenus. Cela est très réglementé pour le plastique, une matière synthétique avec davantage de risques et très peu dans le reste.

Les principales substances impliquées dans le bois pour une migration potentielle sont les composés organiques volatils (COV) naturels et ceux qui peuvent être éliminés par des liquides. Étant un matériau naturel, les substances extractives du bois ont été beaucoup plus étudiées, recherchant leur utilité, ayant peu de références à l'identification des COV naturels avec un potentiel d'être transféré, c’est ce que les scientifiques appellent l’espace de tête (headspace) ou à l'état gazeux.

Des études récentes en France prouvent l'innocuité de bois

Selon une étude des écoles d’ingénieurs Ecole Supérieure du Bois - ESB (Nantes) et l’Ecole Supérieure de l’Emballage - ESIReims (Reims) dans le consortium de recherche EMABois sur des milliers de test, les molécules issues du matériau naturel du bois brut, Peuplier déroulé et Pin scié, sont inoffensives à la santé du consommateur. De fait, les valeurs de migration spécifique des composés volatils du bois sont extrêmement faibles.

Il s’agit des sucres, des acides gras, des composés carboxyliques et des molécules telles que la glycérine, syringol, méthylpyruvate utilisées en médecine et dans l’industrie agroalimentaire. Plus précisément, la Glycérine, qui améliore l’onctuosité des préparations pharmaceutiques, le Syringol, responsables des arômes « fumés », et le phénol volatil Méthyl-pyruvate, qui est un colorant utilisé en pharmacie et agrochimie.

Les études de Migration Spécifique identifient 146 molécules volatiles inoffensives issues du peuplier et du pin dont 42 molécules communes.

C’est-à-dire, elles sont inoffensives pour le consommateur, car elles ne sont pas cancérogènes, ni des perturbateurs endocriniens, ni des molécules susceptibles de bioaccumulation, ni des nanomatériaux, ni des substances radioactives ni des substances pharmacologiquement actives.

Il a été mis en évidence que 4 molécules sur 5 sont réglementées pour le domaine de l’alimentaire. et le reste est référencé dans le secteur consommation d'épices, produits cosmétiques, etc.

De ces 146 molécules, 7 familles chimiques ont été identifiées. Ainsi, il a été choisi 1 molécule par famille et la migration spécifique de ces 7 molécules a été étudiée. Il en ressort que le maximum de Migration Spécifique observé est de 0.7 mg/kg de simulateur d’aliment (Tenax©) pour l’acide hexanoïque (utilisé en tant qu’arôme alimentaire et sans limite de migration spécifique) ce qui est synonyme d’une migration négligeable.

La recherche aussi conclu que lors de contact « bois-aliment » à 4°C et 23°C, la température n’influence pas significativement la Migration Globale, et que le taux d’humidité du bois, qu’elle soit sec (13%) ou humide (36%) n’influence pas la Migration Globale.

Pour cet étude 3 simulateurs d’aliment remplaçant des aliments réels ont été utilisés, tels que le simulateur A : Ethanol 10% pour les aliments aqueux, le simulateur D : Ethanol 95% pour les aliments gras et le simulateur E : Tenax© pour les aliments sec.

Les tests ont été menés selon des durées de contact de 1h à 10 jours reflétant des conditions rencontrées sur le terrain.

 

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Des études antérieures sur la migration

Greenaway et al.  a étudié la migration des substances volatiles émises par un emballage en peuplier aux fruits,  légumes, volaille et fromage, en identifiant des polyphénols,  aldéhydes et cétones.

Mousavi a mis au point un modèle mathématique pour prédire la migration des formes cylindriques et sphériques en bois avec une chromatographie en phase gazeuse et de spectrographie de masse, validé expérimentalement avec du benzaldéhyde comme composé volatil de marqueur. Il a conclu qu’il serait utile de légiférer le matériel en contact avec les aliments, en l'absence d'autres données scientifiques publiées.

Mousavi conclut "Après cette étude, nous pouvons conclure que la substance volatile susmentionnée du bois migre aux aliments. Cependant, sa faible concentration (entre 0,5 et mg 17mg/ g pour le déroulé de peuplier) de mase des aliments conditionnés sa forme et son coefficient de diffusion réduisent considérablement le risque d'intoxication. En revanche, le séchage du bois avant son utilisation réduit beaucoup plus la concentration de polluants".

Waymel a également conclu sur l’aptitude toxicologique de différentes espèces de pins pour le contact alimentaire en s’appuyant sur une évaluation bibliographique et après avoir étudié la migration des alphapinènes, principales monoterpènes du bois ainsi que d'autres composés comme lebêta-pinène, 3 carène,camphène, myrcène et le limonène.

Risque biologique

Sa porosité, plus d'avantages que d'inconvénients

L'ossature du bois est complexe et oui, particulièrement poreuse. Les propriétés capillaires et la capacité de rétention de l'humidité de ses fibres (hygroscopie), loin d'être un problème donnent des propriétés souhaitables. Sa capacité de fraîcheur et de conservation, est largement appréciée, bien que son effet antibactérien positif soit méconnu.

Malheureusement, à cause d’un discutable principe de précaution, l'exclusion du bois dans le secteur alimentaire, remplacé par des matériaux lisses, n’est pas normalement fondé sur des preuves scientifiques, mais simplement avec des préjugés populaires de personnes qui prennent des décisions sans tenir compte de sa bonne tenue dans des conditions hygiéniques.

Est-il préférable d'avoir un matériau lisse et imperméable?

Un matériau apparemment lisse et imperméable n'est pas la panacée de l'hygiène, en particulier pour les emballages réutilisables, car avec l'usure certaines bactéries ont tendance à adhérer aux surfaces dures, elles se multiplient et produisent des substances polymériques extracellulaires, appelées « biofilm »

Les bactéries piégées dans le « biofilm » peuvent être ainsi  protégées des composés actifs utilisés lors du nettoyage, particulièrement en présence de dépôts graisseux. Les agents pathogènes sont particulièrement inquiétants, car le bio-film peut faciliter leur prolifération sur les surfaces et leur transfert vers le produit emballé.

Plusieurs études ont prouvé que ces cellules semblent être plus résistantes aux désinfectants (Schwach & Zottola, 1984; Frank et Koffi, 1990 ; Wirtanen et Mattila-Sandholm, 1992 a, b).

Est-ce un risque biologique ?

Il existe plusieurs sources de contamination possible en alimentation comme vecteur (contact, diffusion, etc.). Entre les biologiques on y trouve les bactéries et les champignons.

Comme dans toute autre matière, les conditions de température et d’humidité relative déterminées sont importantes car elles déterminent la viabilité du moyen en ce qui concerne la prolifération de contaminants. Cet aspect est directement lié à la capacité d'absorption du bois avec la capacité d’absorption du bois et l'effet desséchant. Les bactéries, selon Schönwalder et al, en 2002, elles sont plus sensibles que les champignons à cet effet.

Malgré un certain manque de consensus sur la méthodologie, il existe de nombreuses études sur la contamination microbienne, en particulier en comparant des planches à découper de différentes espèces de bois (frêne, tilleul, hêtre, noyer, érable, cerisier, balsa, érable, chêne, etc.) avec celles en polypropylène ou polyéthylène, acier inoxydable ou en céramique, dans des conditions de contamination croisée

Différentes études sur les bactéries et sur des bois différents montrent un comportement identique de la surface face à la contamination, quel que soit le type de bois. La différenciation du bois à d'autres matériaux repose sur sa structure poreuse, inhibitrice physique à cause de la capillarité et de l'humidité

Propriétés Antibactériennes

Des études récentes en France confirment les propriétés antimicrobiennes

Les instituts techniques ACTALIA et FCBA ainsi que l’école vétérinaire et agroalimentaire ONIRIS (Nantes) ont réalisé une étude Microbiologie sur le bois au contact alimentaire culminée en 2015 dans le cadre du consortium de recherche EMAbois.

Cette étude confirme l'innocuité hygiénique de la surface en bois brut au contact alimentaire.

De fait, après l’inoculation sur le bois se produit une réduction drastique du nombre de microorganismes extraits du bois après 24 h de contact direct avec le peuplier, le pin et l’épicéa.

 

 Pourcentage demicro-organismes dansleboisaprès 24 heures decontact.

 

Après 24 heures de contact avec le bois, la population microbienne est divisée par 20 voire 200 !. En effet, la réduction drastique de la population microbienne après 24h de contact avec la surface en bois amène à différentes conclusions :

  • La porosité du matériau bois serait un avantage quant à l’hygiène de cette surface puisqu’elle « piègerait » les microorganismes empêchant leur survie et leur multiplication.
  • L’anatomie du bois entrainerait un dessèchement des microorganismes du fait de ses propriétés hygroscopiques couplées à l’absence d’apport en nutriments durant 24h .

Selon une autre étude, 99% des microorganismes inoculés sur le bois ne migrent pas vers l’aliment sec ou aqueux et gras.

 

 Transfert depourcentagede micro-organismesà partirdu boisalimentaire

 

Ceci est la conséquence du phénomène de dessèchement subit par les microorganismes sur la surface en bois qui empêche la survie et la multiplication des microorganismes comme cela a déjà été démontré dans le cas de l’épicéa vis-à-vis de Listeria monocytogenes (Mariani, Oulahal et al. 2011) et pour le peuplier vis-à-vis de certaines bactéries (Revol-Junelles, Miguindou-Mabiala et al. 2005).

De plus, le taux d’humidité du bois et la nature de l’aliment n’influencent pas les migrations microbiologiques du bois vers les aliments.

Par ailleurs, quelle que soit l’essence de bois, le transfert des microorganismes du bois vers les aliments est inférieur à celui du verre et inférieur à celui du plastique.

 

 Transfertde micro-organismes:comparaison destroissurfacesrécipienten verre, plastique et bois.

 

Ainsi, on ne peut plus opposer au matériau bois son caractère non-hygiénique puisqu’il a le taux de transfert de microorganismes le plus faible.

 

 

 

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Sa porosité, la clé de l'effet antibactérien

La rapide disparition de contamination en surface du bois pose un risque bien plus faible de contamination croisée que les autres surfaces non poreuses comme le plastique. La porosité du bois n'est pas une source de microcavités et de rugosité propice à la prolifération des bactéries, comme il  pourrait se produire avec des matériaux non poreux. En fait, certains chercheurs (Gilbert & Watson, 1971;) Ak et al., 1994 b ; Abrishami et al., 1994) ont conclu que les surfaces en plastique raillées sont plus difficiles à nettoyer.

Le bois comme conditionnement et emballage d'un seul usage et sec (avec un taux d'humidité inférieur à 20%) n'est pas propice à la propagation ou de la survie des microorganismes (Ak et al. 1994 a; 1994 b;) Abrishami et à al. 1994 ; Revol-Junelles et al. 2005). En outre, selon Abrishami et al. 1994 les surfaces de bois humide, bien que moins absorbantes que les surfaces sèches, ont un comportement similaire aux surfaces en plastique. Ak a également conclu que les planches en plastique ne sauraient être considérés plus hygiéniques que le bois.

Abrishami et al. (1994) a montré que 88% des nouvelles  cellules de l'inoculation du bois sec restaient fixées après 10 min. Du fait, par microscopie électronique à balayage (SEM) on a pu apercevoir que de nombreuses bactéries sont associées aux régions sèches du cytoplasme des éléments structurels et végétatifs du tissu du xylème (partie ligneuse du bois).

Schönwälder et al. en 2002, et Friedrich et al en 2007, conclurent sur la possibilité que les bactéries se transmettent à l'intérieur du bois par absorption sans preuve d'une version ultérieure. Moore et al en 2007, mentionne une diminution de contamination ou de prolifération dans des supports poreux en comparaison aux non poreux ou lisses.

Malgré le fait que le bois, pour l’élaboration de viandes, soit mis en question, le secteur de la viande préconise son utilisation comme surface pour la coupe et préparation de ses produits.

En fait, Cliver, basé sur ses propres investigations et évidences épidémiologiques et celles d'autres collaborateurs, a conclu que les planches en bois étaient meilleures que celles en plastique ou en verre. Il s’est basé sur des données d’une étude sur la Salmonellose révélant que ceux qui utilisent des tables en bois dans la cuisine ont moitié moins de possibilités de contracter la maladie que ceux qui utilisent le verre ou le plastique.

Cliver, a conclu que l'effet bactéricide du bois pourrait être une combinaison de l'adhérence et de l'effet du séchage sur les cellules.

Chiu et al., Schönwälder et al.  Moore et al., Gough et al, et Milling et al,  concluent ceci: la surface du bois conduit à une moindre prolifération de contaminants inoculés que sur d'autres surfaces lisses, et que le bois réduit la survie des bactéries. Ceci est plus évident lorsque la contamination est plus importante en quantité et en durée. Schönwälder et al, en 2002  concluent que ces propriétés sont indépendantes de l'âge du bois.

L’institut de Technologie Danois (www.teknologisk.dk), conduisant à une plus large recherche conjointe avec des instituts d’investigation nordiques allemands et suisses, a transmis des bactéries  similaires à la Salmonella, Campylobacter et Listeria dans différentes espèces de bois (chêne, pin, épicéa nordique, hêtre et frêne) dans des planches à découper, palettes, conditionnements de poissons et d'emballages alimentaires, comparativement avec du plastique et de l'acier, concluant un effet bactéricide supérieur.

Cette étude a également souligné les qualités hygiéniques particulières du pin, non seulement pour sa porosité, mais pour ses extraits antibactériens.

La survie de bactéries sélectionnées (Bacillus Subtilis et Pseudomonas Fluorescens) a été expérimentée lors d'autres recherches; elles sont fréquentes dans la viande, dans des conditions différentes en industrie. Des essais ont été effectués sur du hêtre raboté, du
chêne et du frêne, ainsi que sur du bois non traité de pin et de sapin, en ayant comme référence le plastique et l’acier inoxydable.

L'étude a conclu que le bois réduit antérieurement la concentration bactérienne par rapport au plastique et l’acier et que les essences de bois se comportent différemment ; le chêne a un meilleur comportement que le hêtre ou le frêne et le pin écossais est mieux que le sapin.

Le bois contient des substances bactéricides ?

La structure du bois n'est pas le seul critère de différenciation dans sa réponse à la contamination,  car  la présence de certaines molécules et la composition chimique sont même un facteur dans cette différenciation, selon Schönwälder et al en 2002 et Milling et al en 2005.

On observe un pouvoir antibactérien dans le pin sylvestre (Valimaa et al en 2007), même plus élevé que sur les autres bois et matières plastiques. Dans l’épicéa, l’hêtre et  le peuplier sont observées des propriétés similaires et légèrement supérieures ou égales au polyéthylène. Il est donc important de tenir compte de la combinaison de la structure non différenciée du bois avec les propriétés antibactériennes de chaque espèce.

Réutilisation

Comment se comporte-t-il lorsqu’il est réutilisé ?

L’emballage en bois léger est considéré comme un conditionnement d’une seule utilisation en Espagne, bien que sa réutilisation discrète, comme emballage de transport dans des conditions hygiéniques, soit toujours acceptée dans plusieurs pays européens.

La réutilisation est plus répandue dans l'emballage industriel, par exemple caisses-palettes agricoles et palettes, où d'autre part il n’y a pas de contact direct avec les aliments.

Dans ce sens, l'Institut Danois de Technologie (www.teknologisk.dk), en tête d’une investigation commune avec les instituts de recherche nordiques, allemands et suisses a étudié l'incidence des bactéries dans les palettes utilisées dans 14 industries alimentaires (salaisons, viande, produits laitiers, légumes et boulangerie) sur un échantillon de 15000 palettes en bois et  plastique (polyéthylène et polyéthylène de haute densité).

Le nombre de bactéries chez les différentes espèces de palettes en bois a été en moyenne plus faible de 15% que dans les palettes en plastique. L'étude a conclu que le bois est un matériau hygiénique car il tue les bactéries en leur offrant des conditions de vie pires que le plastique ou l'acier. De la même manière, il a conclu que les palettes lavées avec de l’eau sous pression ont également éliminé les bactéries.

Une étude de 2008 de la Faculté des Sciences et de la Technologie de l'Université Nova de Lisbonne sous la responsabilité des chercheurs Fernando, Abrantes, Garcia et Mendes, effectuées sur le Marché de Abastos de la Région de Lisbonne (MARL), a conclu que le bois est un matériau d’emballage aussi hygiénique que le plastique, selon les croyances populaires.

La recherche a évalué la contamination microbienne à travers d’échantillons parallèles de flore bactérienne à la surface de boîtes en bois (pin) et boîtes en plastique (HDPE et PP), contenant le même produit de fruits et légumes.

Les micro-organismes les plus fréquents dans les produits d'origine végétale et  pouvant contaminer l’emballage ou les résultats de sa manutention et de son stockage habituel, telles que les Entérocoques, Escherichia coli, Clostridium Perfringens Pseudomonas et Bacillus cereus ont été analysés.

Après avoir déterminé leur concentration  bactérienne à des températures différentes, il a été conclu qu'il n'y a aucune différence significative entre la charge bactérienne du plastique et du bois.

Références

Références Scientifiques

  • A.-M. Revol-Junelles, R. Miguindou-Mabiala (2005). Behavior of Escherichia coli Cells and Bacillus cereus Spores on Poplar Wood Crates by Impedance Measurements. J Protec Vol.: 68, Número: 1.pags. 80-84
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